Thursday, 22 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraphs 08-09

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 27-28]

   Dès que l’homme par cette répartition de ses travaux a pu produire plus que dans l’état sauvage, où toute son industrie ne suffisoit [suffisait] qu’à peine à le faire exister, il a pu économiser et accumuler une partie des fruits de ses sueurs, ou de son revenu; en jetant les yeux sur la terre que nous habitons, et en la comparant à la terre sauvage, nous jugerons s’il l’a fait réellement.
   Retranchons dans notre imagination du pain que nous mangeons, tout le travail qu’il a fallu pour le produire, celui du boulanger, du meunier, du cultivateur, celui des hommes qui ont inventé et perfectionné la science de l’agriculture, de ceux qui ont découvert dans les déserts où le froment croissoit [croissait] inconnu, la propriété nutritive de son grain, il ne restera plus qu’une plante sauvage et de nulle valeur, seul présent que la terre fasse à l’espèce humaine (1). Chacun de ceux dont le travail a concouru à nous procurer du pain, a donc laissé après lui une trace de son ouvrage dont nous profitons; chacun d’eux a créé une valeur, ou l’a accumulée sur sa production. Celui qui découvrit les propriétés du blé et inventa sa culture, donna une valeur à la terre inculte, parce qu’il la rendit susceptible de se couvrir d’un produit utile; celui qui défricha le champ même où le blé fut récolté, réalisa de même son travail, et sa valeur se retrouve dans le prix augmenté de la terre améliorée. Le fermier qui ensemença cette terre défrichée, ajouta le prix de ses peines à celui de celles de ses prédécesseurs; et la moisson qu’il obtint dut contenir une rétribution pour le propriétaire du sol défriché, et une pour lui comme laboureur. Le blé qu’il porta au marché représentoit [représentait] donc tous ces travaux accumulés, et le pain comprend de plus la compensation de ceux du meunier et du boulanger. C’est ainsi que les travaux se réalisent, et qu’on voit les uns s’accumuler et se fixer sur un immeuble, comme les deux premiers, les autres accroître la valeur des meubles que l’immeuble a produit, comme les trois derniers.
(1) Voyez N. F. Canard, principes d’économie politique, chap. 1.

[Translation]

   As soon as man had the ability to produce more due to this division of labour than in the barbaric state, where all his industry was just sufficient to let him barely subsist, he could save and accumulate a part of the fruits of his toil, or his revenue. Let us cast our eyes over the land where we dwell, and compare it with that where barbarians do, and we can tell if man has really made it.
   Let us think of bread we eat, and suppose that it had not been for any kind of labour needed to produce it; that of the baker, of the miller, of the cultivator, or that of those who have invented and improved the science of agriculture, of those who have discovered the nutritive property of corn in the wilderness where wheat grows naturally. Then there would be only wild and valueless plants, only gifts that the land may give to human race (1). Each of those who cooperated in labour to procure bread for us, therefore, left a trace of his labour behind him, from which we benefit. Each of them created value, or accumulated value in his production. He who discovered the properties of corn and invented its cultivation gave value to the uncultivated land, for he made it capable of being full of a useful cereal. He who reclaimed the very field where corn was yielded realised his labour in the same way, and its value is found in the price raised due to the improved land. The farmer who sown this reclaimed land added the price of his pains to that of his predecessors’ pains, and the harvest he gathered had to contain the remuneration at once for the owner of the reclaimed land and for him as labourer. Therefore, the corn carried to the market represented all this accumulated labour. Besides, the bread comprehends all the more compensation for that of the miller and the baker. This is how a variety of labour is realised, and some kinds of labour are accumulated and fixed on an immovable as the first two [discovery and invention, and reclamation], while the other kinds of labour raise the value of movables which the immovable has produced as the last three [farming, milling, and baking].
(1) See N. F. Canard, principes d’économie politique, Chapter 1.

Wednesday, 21 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraph 07

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 24-26]

   La division des métiers commence dans le second ou le troisième période de la société; chez les peuples pasteurs, ou chez les peuples agriculteurs; elle existe dès que le même homme n’est plus laboureur, artisan et berger; mais elle se multiplie à l’infini à mesure que la société fait des progrès; chaque métier se subdivise, et chaque ouvrier fait d’autant plus d’ouvrage que son opération est plus simplifiée. Chez les peuples qui ne font que sortir de la barbarie le même ouvrier travaille souvent tous les métaux, et son habileté à manier le marteau et à faire usage du feu pour forger et couler, est le fruit d’une première division du travail; le chasseur sauvage qui doit avant tout penser chaque jour à sa nourriture, quelque besoin qu’il ait d’armes et d’outils, n’apprendra jamais de lui-même à arracher les métaux à la terre, bien moins encore à les forger et à les mettre en œuvre. Comme les hommes se multiplient et s’enrichissent, le même artisan cesse de travailler tous les métaux; bientôt parmi ceux qui forgent le fer, les maréchaux, les serruriers, les armuriers, les couteliers, se séparent pour former autant de professions indépendantes, et l’on en vient enfin à voir vingt-cinq ouvriers différen[t]s concourir pour fabriquer une épingle, de telle sorte que celui qui tourne la tête ne la coupe jamais, ne fasse jamais la pointe, et ne la piqué point sur le papier: or à chaque fois qu’un métier se subdivise, chaque ouvrier acquiert un nouveau degré de dextérité dans la partie dont il reste exclusivement chargé, chacun épargne sur le tem[p]s qu’il auroit [aurait] perdu en passant d’une occupation à une autre, et chacun Perfectionne ses outils, ou même se trouvant réduit à l’opération la plus simple, découvre un mécanisme qui peut remplacer absolument son travail, et faire d’une machine inanimée un ouvrier productif. C’est ainsi que dans la manufacture d’épingles, le travail a été tellement facilité par sa division, que tandis qu’un homme qui n’entendroit [entendrait] rien à cet art, pourroit [pourrait] sans être maladroit, se trouver fort embarrassé pour faire une épingle par jour, vingt épingliers en font facilement cent ou cent vingt mille. Il en est de même dans toutes les autres professions où le travail a été réparti entre un grand nombre d’ouvriers, et le produit de l’industrie humaine déjà prodigieusement multiplié par la division des métiers, est susceptible d’être multiplié encore.

[Translation]

   The division of trades begins at the second or third stage of the society, namely the stage of shepherds or husbandmen. This comes into being as soon as one person is no longer at once a labourer, artisan, and shepherd, but it infinitely develops according as the society makes progress: each kind of work is subdivided, and each labourer performs the more work in that his work is simpler. At the stage where people have just got out of the barbaric state, one labourer is usually engaged in all metalworking processes and nothing else, and his skills in hammering and making use of fire for forging and moulding are the fruits yielded by the first division of labour. Savage hunters, who must think of, above all, their provisions everyday, even if they may be in any want of arms and instruments, never learn to attain metals from land, let alone to forge metals and make anything from them. As human beings are ascending in number and wealth, one artisan is no longer engaged in all metalworking processes. Soon those who forge iron are divided into blacksmiths, locksmiths, gunsmiths, and knifesmiths to be as many independent professionals, and you finally come to see twenty five different professionals cooperate in order to make a pin, so that those who grind it at the top never cut it, point it, or put it into the paper. Nevertheless, every time a kind of work is subdivided, each labourer acquires a new degree of dexterity in the operation in which he is exclusively engaged, saves the time which he would have wasted from one operation to another, and improves his instruments; or, finding himself engaged in the simplest operation, he does so much as discover a mechanism which can completely replace his labour and can turn an unanimated machine to a productive labourer. This is how the labour of pin-making has been made so easy by its division that twenty pin-makers make 100,000 or 120,000 pins easily, while he who knows nothing of this art could find himself, if not clumsy, in bad trouble in making a pin a day. This is the case with any other trade where the labour has been divided into the hands of innumerable labourers, and the produce of human industry surprisingly multiplied by the division of trades is capable of being further multiplied.

Tuesday, 20 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraphs 05-06

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 22-24]

   Lorsque les membres d’une société encouragés par la facilité qu’ils trouvent à faire ces échanges, prennent la détermination de se répartir entre différentes professions, ils produisent la révolution la plus importante de toutes celles que doit subir un peuple dans ses progrès vers la civilisation. C’est elle qui fixe la première époque de l’accumulation du travail, parce qu’elle donne pour la première fois à l’ouvrier le désir et les moyens de produire un superflu au delà de sa consommation. Le désir n’en existoit [existait] pas pour lui aussi long-tem[p]s qu’il ne connoissoit [connaissait] pas les échanges, parce qu’il ne voyoit [voyait] rien au delà de ses besoins actuels, et que lors même qu’il auroit [aurait] pu faire des provisions, de gibier par exemple, pour plusieurs semaines, ces provisions lui seroient [seraient] devenues inutiles, si elles ne lui avoient servi à acheter le repos pendant qu’il les consommeroit [consommerait]: mais dès l’instant que par une seule espèce de travail il a pu pourvoir à tous ses besoins, il a dû désirer d’accumuler à l’infini les produits de ce travail, comme il voyoit [voyait] la possibilité de le faire, soit pour se mettre à jamais à l’abri d’un dénuement absolu, soit pour se donner des jouissances, en satisfaisant les besoins artificiels qu’il a bientôt appris à se créer.
   L’ouvrier acquiert avec le désir de travailler davantage, les moyens de le faire plus profitablement; car, dès qu’il s’est voué non plus pour son propre service, mais pour celui des autres, à une seule opération; les pouvoirs productifs de son industrie ont été augmentés. Trois causes diverses paroissent [paraissent] y concourir; 1°. chaque ouvrier acquiert une plus grande dextérité dans le travail auquel il se destine uniquement. 2°. Il ne perd plus de tem[p]s en passant d’un ouvrage à un autre. 3°. La simplification de l’opération dont il se charge lui donne lieu d’inventer des machines qui puissent la faciliter, ou même qui le dispensent d’une partie de son travail.

[Translation]

   When the members of a society, encouraged by that ease of these exchanges they find, make the decision to allocate themselves respectively one of diverse professions, they produce the most important revolution of all a nation must experience in the course of progress towards civilisation. This makes the first epoch of the accumulation of labour, because it is the first to provide the labourer with the desire and the means to produce a surplus over his consumption. That desire did not appear to him until he came to know the exchange, because he had seen nothing beyond his present wants, and because, even though he could have produced provisions, say by hunting, for some coming weeks, these provisions would have become useless to him had they not helped him to buy some leisure during his consumption of them. But, no sooner had he got able to satisfy all his wants by means of only one kind of labour than he must have desired to infinitely accumulate the produce of this labour, when he found it possible to, either in order to set himself forever free from absolute misery or in order to provide himself with enjoyments, satisfying his artificial wants he would soon learn to bear.
   The labourer acquires, with the desire to perform more labour, the means to do it more profitably; for he has devoted himself to one kind of business for others’ sake, not for his own sake any longer, and consequently the productive power of his industry has increased. Three different causes conspire there. First of all, each labourer acquires more dexterity in a particular kind of labour he is exclusively engaged in. Secondly, he no longer loses time in passing from one species to another species of work. Thirdly, the simplification of the operation in which he is engaged gives him room for invention of machines which could make it easy, or which even save him part of his labour.

Monday, 19 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraph 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 21-22]

   Quelle est la richesse de ces peuples misérables? ce n’est point leur terre qui pourroit [pourrait] avoir une valeur bien supérieure à celle de la notre, mais leur travail: ils chassent, et le produit de leur chasse les nourrit, les habille, leur fournit dans les tendons et les os du gibier leurs meilleurs outils et leurs meilleures armes, enfin il les fait vivre et constitue leur revenu. Cependant comme chaque sauvage ne songe qu’à soi, comme il fait tout pour soi, et rien pour les autres, comme il se repose dès qu’il a satisfait à ses premiers besoins, ces peuples consomment chaque année tout ce qu’ils produisent ou qu’ils atteignent, ils n’économisent point, et ne s’enrichissent jamais. Ce n’est que lorsque les hommes ont commencé à pourvoir à leurs besoins par des échanges, et que chacun se vouant à un genre particulier d’industrie a fourni aux autres ce qu’il faisoit [faisait] mieux qu’eux, en retour de ce qu’eux faisoient [faisaient] mieux que lui, qu’ils ont porté leur ambition au delà du moment présent, et produit par leurs travaux plus qu’ils ne vouloient [voulaient] actuellement consommer.

[Translation]

   What is the wealth of these miserable nations? It is not their land but their labour that could have much more value than ours. They hunt, and the produce of their hunting provides them with food and clothing, and with better instruments and better arms of tendon and bone. Finally the produce makes them alive, and constitutes their revenue. However, these savage nations consume all they produce or attain every year, and do not save anything or enrich themselves, since each individual of them thinks only of himself, does all for himself and nothing for anyone else, and takes some rest as soon as he satisfies his first wants. Only when man began to satisfy his wants by means of exchanges, and when anyone, who devoted himself to a particular kind of industry, provided someone else with what the former made better, in exchange for what the latter made better, did he carry his ambition beyond the present moment, and produce more by means of labour than he wanted to consume at that moment.

Sunday, 18 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraph 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 20-21]

   Que seroit [serait] la terre? que seroient [seraient] ses habitan[t]s sans le travail accumulé de l’homme? Nous pouvons observer la première encore vierge, dans l’un des plus beaux climats de l’univers: Le continent austral qu’on nomme nouvelle Hollande, est tel qu’il est sorti des mains de la nature; ses habitan[t]s n’en ont point changé l’aspect; nuds [nus], clairsemés, craintifs, ils errent poursuivis par la faim sur une terre inculte, quoique propre à se couvrir des fruits les plus exquis, des plus riches moissons; au lieu de les obtenir d’elle, ils ne fondent l’espoir de leur subsistance que sur le produit de la chasse; ils poursuivent et détruisent sans cesse le gibier qui fait leur seule ressource, et en empêchant sa reproduction, ils rendent inutile le seul présent que la fécondité de la terre puisse leur faire, lorsqu’elle n’est assistée d’aucune culture: en vain elle se couvre de végétaux, en vain les hommes sont ensevelis dans l’herbe des prairies, le gibier sauvage n’y est jamais proportionne à la nourriture qui lui est offerte, il décroît comme la population s’augmente, il met par-là des bornes à la multiplication de l’espèce humaine, comme celle-ci en met constamment à la sienne.

[Translation]

   But for the accumulated human labour what would become of land and what would become of its habitants? We can see the most fertile land still uncultivated on one of the best climates of the universe. The austral continent named New Holland remains the same as it was when created by nature. Its habitants have not changed its appearance. Necessitous, sparse, and timid, they wander obsessed with hunger on the uncultivated land, though it is potentially able to yield the tastiest fruits and the richest harvests. Instead of obtaining them from the land, they put hope of their subsistence only upon the produce of hunting. They continually pursue and kill wildlife which provides them with the only resource, and, failing in reproduction of wildlife, they make no use of the only gift the fertility of land could give them, as they are not assisted from any cultivation. Land fails to cover itself with vegetables, and man fails to bury himself under herbs of grassy plains. Wildlife thereon is never in proportion to the foods which are offered to man; it decreases as the human population increases, and thereby it puts some limits to the multiplication of the human race, as the human race constantly puts some limits to the multiplication of wildlife.

Saturday, 17 January 2009

Book 1, chapter 1, paragraphs 01-02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 19-20]

La source commune de toutes les richesses des hommes, c’est le travail; il a créé les unes, il a donné de la valeur aux autres. L’accumulation du travail productif d’une nation forme donc son capital, et lui donne en même tem[p] le droit, ou plutôt le moyen, de faire exécuter un nouveau travail égal en valeur au premier; en sorte qu’une nation est riche, en raison de l’ouvrage qu’elle fait, ou de celui qu’elle peut exiger, ce qui est la même chose.
   Cette définition de la richesse nationale qui sert de fondement à tout le système d’Adam Smith, a besoin d’être éclaircie. Nous perdons facilement de vue dans les biens dont nous faisons usage, l’industrie qui les a créés: il faut donc montrer qu’il y a un travail susceptible d’accumulation, qu’un autre ne l’est point, et que le premier qui porte le nom de productif, est réellement accumulé dans les objets auxquels nous reconnoissons [reconnaissons] quelque valeur.

[Translation]

The common source of all the wealth of man is labour. Labour has created some pieces of the wealth, and has given value to the others. Therefore, the accumulation of productive labour of a nation forms its capital, and at the same time gives it the right, or rather the means, to impose some new labour on the nation itself or other nations, which is equal in value to the previous labour; consequently, a nation is enriched by the work it has performed, or, in other words, by the work it can command.
   This definition of the national wealth, which serves for the foundation of all the system of Adam Smith, needs explaining. Having our eyes caught by the goods of which we make use, we easily lose sight of the industry which has created them. We should, therefore, show that there is a kind of labour capable of accumulation, that another kind of labour is not so, and that the former kind of labour, which carries the name of productive, is indeed accumulated in the objects in which we find some value.

Friday, 16 January 2009

Table of Contents

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, xxv-lxxxv]

Libre premier. Des capitaux.

Chapitre premier. Origine de la richesse nationale.

Chapitre II. Des capitaux fixes.

Chapitre III. Des capitaux en circulation.

Chapitre IV. Revenus et dépenses de la société; leur balance

Chapitre V. Du numéraire.

Chapitre VI. Du capital immatériel ou des créances.

[Translation]

Book 1: Of Capital.

Chapter 1: Origin of the National Wealth.

Chapter 2: Of Fixed Capital.

Chapter 3: Of Circulating Capital.

Chapter 4: Revenue and Expenditure of Society; their Balance.

Chapter 5: Of Specie.

Chapter 6: Of Intangible Capital, or Credit.

Chapter 7: Balance between Imports and Exports.

Chapter 8: Comparative Rapidity of the Circulation of Movables.

Chapter 9: Natural Direction of Capitals.

Book 2: Of Price.

Chapter 1: What is the Origin of the Price of Things?

Seller Price.

Purchaser Price.

Chapter 2: Of Nominal Price and Real Price of Things.

Chapter 3: Conformity of the Interest of Consumers with the National Interest.

Chapter 4: Of Taxes which do not change the Price, but are levied on the Rent of Immovable.

Chapter 5: Of Taxes which change the Price and are paid by the Consumer.

Chapter 6: Of Taxes on Goods of the First Necessity.

Chapter 7: Of Influences of other Taxes upon the National Wealth.

Chapter 8: Of Laws erected for the Purpose of Raising the Price.

Chapter 9: Of Laws erected for the Purpose of Lowering the Price.

Book 3: Of Monopoly.

Chapter 1: Of the Legislation of Commerce.

Chapter 2: Of the Influence of Customs upon French Manufactures.

Chapter 3: How to attain the Purpose for which the Legislator has established the Customs.

Chapter 4: Apprenticeship.

Chapter 5: Of Masters, of Trade Unions and of their Status.

Chapter 6: Of Companies of Commerce.

Chapter 7: Of Colonies.

Chapter 8: Of Treaties of Commerce.

Chapter 9: Of Free Ports.