Monday, 24 May 2010

Book 3, chapter 2, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 175]

(4) Ib. p, 78.

[Translation]

(4) Ibid. p. 78.

Sunday, 23 May 2010

Book 3, chapter 2, footnote 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 174]

(3) Ib. p. 89.

[Translation]

(3) Ibid. p. 89.

Saturday, 22 May 2010

Book 3, chapter 2, footnote 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 173]

(2) Statistique du Département de Sambre et Meuse, par le cit. Jardrinet, membre du Cons. d’agric. arts, et comm. p, 83.

[Translation]

(2) Statistique du département de Sambre et Meuse, by the said Jardrinet, a member of the Council of Agriculture, Arts, and Commerce, p. 83.

Friday, 21 May 2010

Book 3, chapter 2, footnote 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 172]

(1) Voyez statistique de l’Ourthe, par Desmousseaux, Préfet, p. 41 à 44.

[Translation]

(1) See Tableau statistique du département de l’Ourthe, by the prefect, Desmousseaux, pp. 41-44.

Thursday, 20 May 2010

Book 3, chapter 2, paragraph 64

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 218-220]

   Un seul accident, peut-être inévitable, excitera sans doute encore quelques murmures. Il y a, ce semble, quelques Départements où aucune industrie ne peut prospérer; le mauvais état des routes, la difficulté de toutes les communications, l’éloignement des consommateurs, la cherté des matières premières, et le manque de capitaux, conjurent contre tous les ateliers qu’on y a établis, comme contre ceux qu’on pourrait leur substituer. Il est possible que dans quelqu’un de ces Départements, il y ait actuellement une manufacture perdante que le monopole soutient; lorsque la liberté du commerce l’aura fait fermer, il ne pourra s’en élever aucune autre; ce Département croira avoir fait des pas rétrogrades, quoique dans le fait ce ne soit pas en faire que de renoncer, non pas à un revenu, mais à une dépense. Il est possible qu’à cette époque quelques capitaux circulants et quelques artisans quittent ce Département pour chercher de l’ouvrage dans un autre, dont la position paraîtra plus favorable, ce qui redoublera encore les murmures; il est plus probable cependant que les capitaux retirés d’un commerce perdant, seront consacrés à l’agriculture, leurs propriétaires ne se souciant pas de s’en trop séparer. Les productions de la terre seront donc augmentées par eux, sa population croîtra avec elles, le commerce des denrées appellera l’attention publique sur l’état des chemins et les fera réparer, en sorte que le Département se trouvera bientôt en état de supporter une manufacture pour laquelle il n’est point propre aujourd’hui; mais vouloir la maintenir en dépit de la nature des choses, c’est un projet aussi insensé que de vouloir enrichir un homme en le forçant à tenir un équipage, et lui remboursant la moitié des frais qu’il occasionne; c’est prendre le signe de la richesse pour la richesse elle-même, et l’apparence pour la réalité.

[Translation]

   Still, there can be one circumstance, accidental but probably inevitable, which will undoubtedly provoke some complaints. That circumstance seems to be that there are some departments where no industry can prosper; the bad condition of roads, the difficulty of all communications, the long distance from consumers, the expensiveness of law materials, and the shortage of capital, conspire to put at a disadvantage all workshops established there, as well as those which could substitute for them. Suppose that one of these departments should have a manufactory now at a loss but supported through monopoly. If free trade should have thrown it into bankruptcy, it is impossible that another one will be established. This department will believe that it has taken a retrogressive course, though, in fact, giving up expenditure, not revenue, does not mean any retrogression. It is possible that, at this time, some circulating capitals and some artisans will leave this department to find employment in another department which seems to be more favourably situated. This will provoke complaints again. However, it is more probable that the capitals withdrawn from a declining trade will be allotted to agriculture, their masters averse to being too separated from them. Thus, the produce of the earth will increase thank to them, the population will grow with it, and the trade of staple foods will draw the public attention to the state of highways and will lead to their repair. As a consequence, the department will soon be able to support a manufactory for which the department is not adequate today. But an attempt to maintain it in spite of the nature of things is as absurd as to enrich a man by ordering him to keep an equipage and refunding him a half of what it costs him. That means taking the sign of wealth for the wealth itself, and taking appearance for reality.

Wednesday, 19 May 2010

Book 3, chapter 2, paragraph 63

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 216-218]

   Il y aurait, il faut en convenir, quelques manufactures ruinées, et sans doute il est malheureux qu’un particulier perde sa fortune par une fausse entreprise; mais il l’est plus encore que la France toute entière paye un impôt de quinze pour cent, sur toutes les toiles de coton qu’elle consomme, afin de sauver à ce particulier une perte de quelques milliers de francs. L’État en lui remboursant cette perte à titre d’indemnité, s’en tirerait pour la millième partie de ce qu’il lui en coûte, lorsqu’il taxe les consommations pour l’avantage du producteur. Toute la perte d’un chef de manufactures forcé d’abandonner l’ouvrage ne porte que sur son capital fixe; les métiers qu’il a fait construire, ou sont absolument perdus, ou ne peuvent être employés à d’autres usages sans une nouvelle dépense. Une autre perte plus douloureuse peut-être, est celle que font les ouvriers, leur apprentissage leur devient à peu près inutile, ils sont forcés d’employer deux ou trois mois à se mettre en état de faire un ouvrage analogue, mais plus profitable; c’est cependant une consolation pour nous que d’être assurés qu’ils trouveront toujours à travailler, parce que la masse des ouvriers n’étant pas augmentée, ni la masse de l’ouvrage demandé diminuée, il faudra bien que tous ceux qui travaillaient, travaillent encore. En effet nous pouvons bien compter que le capital circulant qui faisait mouvoir la manufacture, lorsqu’on l’en retirera, ne sera pas enfermé dans un coffre-fort pour y rester oisif, et ne produire aucune rente à son propriétaire, il sera nécessairement employé d’une manière profitable, et par conséquent il mettra toujours eu mouvement quelque travail, quoique nous ne puissions prédire quel travail il fera naître.

[Translation]

   We should accept that there would be some ruined manufactures. No doubt it is pitiful that an individual should lose his fortune by an erroneous undertaking, but it is much more pitiful that France as a whole should pay a tax of 15 per cent upon all cotton cloth that she consumes, in order to save this individual a loss of thousands of francs. Refunding him this loss in the name of indemnity, the state would therefrom gain about a thousandth of what it costs the sate to tax consumption to the advantage of the producer. All the loss of a master manufacturer forced to abandon the business is only upon his fixed capital; the looms he has made constructed are completely lost or cannot be made another use of without a new expense. Another loss, which is perhaps more painful, is that sustained by labourers; their apprenticeship goes almost useless for them, and they are forced to spend two or three months training themselves to an similar but more profitable business. It is, however, a consolation for us to be assured that they will find one sort or another of business, because, if the number of labourers should not be increased and the amount of required work should not be diminished, it will be natural that all those who laboured should still labour. In fact, it can be safely said that the circulating capital which set the manufacture in motion will not, even if withdrawn from there, be so hoarded in a safe that it will be left idle and will bear no rent to its master. It will necessarily be employed in a profitable way, and, as a consequence, will always set some labour in motion, though we cannot predict what labour it will give birth to.

Tuesday, 18 May 2010

Book 3, chapter 2, paragraph 62

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 215-216]

   L’affranchissement du commerce, en déchargeant les journaliers d’une imposition aussi onéreuse pour eux qu’improductive pour l’État, permettrait de diminuer leur salaire, sans rien ôter à leur aisance; les matières premières baisseraient de prix dès qu’elles pourraient toutes entrer librement. D’immenses capitaux étrangers viendraient vivifier l’industrie française, et leur concurrence réduirait le profit mercantile et l’intérêt des fonds. La baisse simultanée du prix des matières premières, du salaire, et profit, occasionnerait celle du prix intrinsèque de toutes choses, et la France pourrait établir toutes sortes d’ouvrages beaucoup meilleur marché qu’aujourd’hui. S’il y a, comme nous venons de le voir, plusieurs de ses manufactures qui peuvent soutenir la concurrence des étrangers, après cette diminution de tous les prix il y en aurait bien plus encore. Cependant son capital étant constamment employé de la manière la plus profitable de toutes, ses revenus augmenteraient, et pourraient permettre de plus grandes économies; en sorte qu’on la verrait marcher rapidement vers la prospérité, et se trouver peut-être bientôt en état de rouvrir les ateliers, qu’il lui conviendrait de fermer aujourd’hui.

[Translation]

   Liberalisation of trade, by discharging day-labourers from a tax which is as costly for them as unproductive for the state, would permit their wages to fall, without depriving them of any part of comfort. Law materials would fall in price as soon as they can all be imported freely. Immense foreign capitals would come in to animate the French industry, and their competition would reduce the mercantile profit and the moneyed interest. The simultaneous fall of the price of raw materials, wages, and profits, would be followed by that of the intrinsic price of all things, and France could establish all sorts of business at a lower price than today. If some manufactures in France, as we have seen, could compete with their foreign counterparts, there would be much more such manufactures after this fall of all the prices. Yet, if her capital were constantly employed in the most profitable way of all, her revenue would increase and could make it possible to save much more. As a consequence, we could see France making the rapid progress towards prosperity and, probably soon, could see her able to reopen workshops, which it is adequate today for her to close.