Monday, 9 November 2009

Book 2, chapter 4, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 15-19

(4) Préface de sa traduction, p. 4.e M. Garnier, dans sa note XXIX, cherche à faire voir que le système des économistes peut être vrai, en même temps que celui de Smith; par cette note, il n’a point justifié son ancienne école, mais seulement il a replongé dans l’obscurité toutes les idées fondamentales dé l’auteur qu’il a traduit. En général, il ne lui a opposé que les dogmes de sa secte, voici la seule chose qui ressemble à un argument. Lorsque cent livres de blé, dit-il, sont une fois produites et séparées de la terre, toute leur valeur intrinsèque consiste dans la propriété qu’elles ont, moyennant la manipulation nécessaire, de nourrir un homme pendant environ quarante jours: d’où il conclut que leur valeur est la même au moment de la moisson, et comme l’on lie les gerbes, qu’au moment où le pain est retiré du four, et servi sur la table. Mais il prend la plus haute valeur à laquelle le blé puisse parvenir pour sa valeur constante; car la plus haute valeur de cent livres de blé, c’est de nourrir pendant quarante jours un homme dans le lieu où il trouve les plus grandes jouissances, c’est-à-dire, dans l’endroit où il préfère demeurer, encore que les vivres y reviennent plus cher. Le quintal de blé peut arriver à cette valeur-là, par le travail successif des hommes, mais il n’y est point parvenu comme il sort de terre, pas plus qu’un œuf n’égale en valeur une poule, quoique la poule ait été contenue dans l’œuf. Le pain produit par cent livres de blé nourrira un homme pendant quarante jours, sans qu’il lui en coûte aucun nouveau sacrifice, mais le blé en nature ne le nourrira pas si long-temps; car l’homme aura besoin d’un jour pour le moudre et d’un autre pour le cuire; il ne lui en restera donc que trente-huit de francs; si le blé est produit dans un lieu éloigné, il lui faudra un autre jour pour aller le chercher, il en fallut peut-être deux pour le battre et le cribler; en sorte que le quintal sur la place où il a été produit, ne valait réellement que trente-cinq jours de nourriture, puisque l’homme qui l’y possédait, n’avait pas sa subsistance assurée pour quarante jours, et l’emploi libre de ce temps, afin de produire autre chose; et puisque cinq de ces jours ont été employés à rendre son blé mangeable.
   Bien plus, si l’on fait le compte exactement, on doit supputer le temps qu’aurait mis le consommateur pour suppléer au moulin et au fout qu’il emploie, le travail que lui épargnent tous les instruments dont il fait usage, jusqu’au sac dans lequel il porte son blé, et jusqu’aux ponts et chaussées sur lesquelles il passe. On ne demande pas qu’il fasse toutes ces choses telles qu’elles sont, pour réduire en pain son quintal de blé, mais seulement qu’il fasse le travail qui lui aurait été nécessaire pour se servir lui seul, à supposer qu’il n’eût pas fait usage du travail accumulé par les autres hommes; cependant les cent livres de blé que l’habitant de Paris tirerait de la Normandie, lui reviendraient à ce compte, à plusieurs années de travail. Pour le consommateur Parisien, un quintal de blé existant à Rouen à sa disposition, serait d’une valeur fort inférieure à zéro. D’autre part, pour le producteur, tout le blé superflu à sa consommation serait sans valeur; c’est donc le travail du transport et de la manipulation qui crée la valeur de ce blé, et l’on voit bien distinctement ce que nous avons dit plus haut, que la plus grande partie des fruits de ce travail, tourne au bénéfice du consommateur, lequel ne paye pas, et ne pourrait jamais payer, six cents journées de travail, pour une quantité de blé qui ne doit le faire vivre que quarante jours. L’on peut aussi remarquer à cette occasion que sans le travail précédemment accumulé, le pain serait une nourriture trop dispendieuse, que des sauvages qui ne sont point comme nous assistés d’instruments, ne sauraient en faire usage, qu’il leur coûterait moins de travail pour vivre de gibier que de grain, lors même que celui-ci croîtrait naturellement chez eux, et qu’enfin ce grain, produit de la natures, tient toute sa valeur du travail de l’homme, et n’en a par lui-même aucune.
   Ce n’est point ainsi que raisonnent les économistes; faisons abstraction, disent-ils, des lieux et des temps, faisons abstraction de la convenance des consommateurs, de leurs moyens pour vivre, du travail qui leur reste à faire, des dangers à courir, et des avaries: fort bien, à force d’abstractions vous conclurez que la cargaison en blé d’un vaisseau échoué sur une côte déserte, où elle sera condamnée a la pourriture, a la même valeur qu’un poids égal en blé sur le marché de Paris, et qu’elle contribue tout autant à la richesse nationale. Il n’y a que les figures mathématiques qu’on puisse considérer d’une manière si abstraite, ce qui se rapporte aux hommes doit être vu avec tout l’enchaînement de circonstances qui lui appartient, autrement on s’écartera constamment de la vérité.

[Translation]

(4) In note 29 by him in the preface of his translation, p. 4, Mr Garnier tries to show that the system of the economists can be true at the same time as that of Smith. By this note, he has not justified his preceding school, but only obscured again all the fundamental ideas of the author he has translated. In general, he has only opposed the dogmas of the sect to Smith, a fact which is the only thing worth an argument. He says: once 100 pounds of wheat is grown and harvested from land, all its intrinsic value consists in the property it has to provide a man during about 40 days with necessary processing. From this he concludes that it has as much value when wheat is harvested and made sheaf of as when bread is made from flour and served to the table. But he mistakes the highest value the wheat can reach for its constant value, because the highest value of 100 pounds of wheat is to provide a man during 40 days in the place where he finds the greatest enjoyment, namely in the area where he likes to stay though living there ends up being more expensive. 100 pounds of wheat can arrive at that value by successive labour of men, but it has no more reached that value yet when it is harvested from land, than an egg equals a hen in value though the hen was contained in the egg. The bread made from 100 pounds of wheat will provide a man during 40 days with no new sacrifice on his side, but the wheat in kind will not provide him for so long, because it will take him a day to grind wheat into flour and another day to bake it into bread. Therefore, there remains only 38 francs of bread for him. If the wheat is produced at a distance, it will take him another day to go there to bring it back home, and so it will take him two days to grind and sift it, so that 100 pounds of wheat in the place where it has been produced was indeed of the value of only 35 days of provision, because the man who possessed it there had no subsistence which assured him of 40 days’ survival and of free employment of this time to produce another thing, and because five of these days was employed to make his wheat eatable.
   In addition, if you kept accounts exactly, you should estimate the time the consumer would have spent in compensating for the windmill and furnace he employs, the labour which all the instruments he uses save him, the sack in which he carries his wheat, and, moreover, the bridge and bank on which he passes. You do not demand that he should literally do all these things to make bread from his quintal of wheat, but only that he should perform the labour which would have been necessary for him alone to do so, on the supposition that he had not made use of accumulated labour by the other men. On this account, however, 100 pounds of wheat a habitant in Paris obtained from Normandy would come to be worth some years of labour for him. For the consumer in Paris, a quintal of wheat existent at Rouen at his disposal would be of much inferior value to zero. On the other hand, for the producer, all the wheat unnecessary for his consumption would be of no value. Therefore, it is the labour of transport and processing that creates the value of this wheat, and you can understand very well what we have said above, that the largest part of the produce of this labour is for the benefit of the consumer, who does not, and could not, pay 600 days of labour for that quantity of wheat which should let him survive only 40 days. It can also be noted on this occasion that, with no previously accumulated labour, bread would be too costly a food, that some savages, who are not aided by instruments as we are, would not know how to make use of them, that it would cost them less labour to live on wildlife than on grain, even when the latter naturally grows before them, and finally that this grain produced by nature derives all its value from labour of man, and has no value by itself.
   The economists do not think so. They tell us to take no account of time or place, to take no account of convenience of consumers, of their means for life, of the labour they have yet to do, of the risk to run, and of the damage. Such abstractions will lead to the conclusion that a cargo of wheat in a vessel wrecked on a deserted shore, where it will be forced to be decayed, has as much value as an equal weight of wheat on the market in Paris, and that it contributes as largely to the national wealth. There are only mathematical figures which can be considered in such an abstract way, and that which concerns man should be viewed in the light of the whole series of circumstances which belong to it; otherwise you will be far away from the truth for ever.

Sunday, 8 November 2009

Book 2, chapter 4, footnote 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 13]

(3) L’on sent que si nous n’avons point parlé des inconvénients de la dime, comme se proportionnant au produit brut, non au revenu, c’est que nous ne la considérons ici que sous un seul point de vue, celui d’un impôt sur un genre particulier de culture, ce qui rentre dans le plan de cet ouvrage, les prix et le commerce. Les avantages et les inconvénients des impôts en nature, appartiennent à l’application de l’économie politique au perfectionnement de l’agriculture, et non à cet ouvrage-ci.

[Translation]

(3) As you are aware, we have not discussed inconveniences of tithes as being in proportion to the gross produce, not the revenue, because we consider them here only from one point of view, namely from that of a tax upon a particular sort of cultivation. This is a theme which is included in the plan of this work, price and commerce, but advantages and inconveniences of taxes in kind belong to application of political economy to improvement of agriculture, not to this work.

Saturday, 7 November 2009

Book 2, chapter 4, footnote 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 8]

(2) L’effet ne suivra pas peut-être immédiatement la cause, parce qu’il faut un temp]s assez long avant qu’un nombre d’hommes qui ne font point corps en semble, connaissent leurs propres forces et puissent en faire usage: il en faut particulièrement sans doute un peu plus aux fermiers qu’à toute autre classe intermédiaire entre le propriétaire et le consommateur, parce qu’il leur est plus difficile de passer à d’autres professions, qu’il ne l’est aux marchands de passer d’un commerce à l’autre. Cependant leur empressement diminue immédiatement, et comme leur nombre diminue graduellement aussi, tandis que le degré de force des propriétaires est inaltérable, les fermiers parviennent toujours à la fin à se décharger absolument de l’impôt.

[Translation]

(2) It is probable that the effect will not follow the cause immediately, because enough time is needed long before a number of men who are not combined recognise their own powers and can make use of them. In particular, there is no doubt that a little more time is needed for farmers than for any other class intermediary between the landlord and the consumer, because it is more difficult for farmers to move to other professions than it is for merchants to move from one trade to another. However, their attachement immediately diminishes, and, as their number also diminishes gradually with the degree of power of landlords unchanged, the farmers always come after all to completely impute the tax [to some one else].

Friday, 6 November 2009

Book 2, chapter 4, footnote 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 5]

(1) On pourrait se figurer que le besoin d’affermer des propriétaires n’est point absolu, parce qu’il leur reste toujours le parti de faire valoir leurs terres par eux-mêmes, ou d’être leurs propres fermiers; mais cela même confirme l’assertion suivante, que le nombre de ceux qui peuvent prendre une terre à ferme est illimité, puisque non seulement tous les autres individus, mais tous les propriétaires de terre eux-mêmes, peuvent le faire. Ceux-ci cependant ne deviennent fermiers que par choix, et autant qu’ils y trouvent un avantage, tandis qu’ils sont par nécessité dans la classe des propriétaires. Ils doivent cultiver leurs terres ou les faire cultiver, quelque restreints que soient les avantages qu’on leur offre, sous peine de tout perdre, s’ils les laissent en friche. Ils ne choisissent ensuite entre le parti de les cultiver eux-mêmes, et celui de les donner à bail, qu’autant que comme tout autre individu, ils sont déterminés par les avantages dont jouissent ceux qui prennent des fermes.

[Translation]

(1) You may imagine that landlords are not constant in need for lease because they can always choose to make use of their estates for themselves, namely to become their own farmers. But even this affirms the following assertion: that those who can farm an estate are unlimited in number, because not only all the other individuals but also all landlords themselves can do so. However, the landlord only becomes a farmer by choice as far as he finds an advantage in so doing, while he belongs by necessity to the class of landlords. He must cultivate his estates or have them cultivated, whatever advantages may be offered, considering all the loss he could sustain if he left it uncultivated. He later chooses between to cultivate them for himself and to lease them only as far as, like any other individual, he considers the advantages enjoyed by those who farm them.

Thursday, 5 November 2009

Book 2, chapter 4, paragraph 30

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 31-32]

   Lorsque la contribution foncière s’élève au delà de ses justes bornes, elle accable l’agriculture et porte le découragement dans le cœur de tous les propriétaires. Nous avons vu qu’il était bien difficile de séparer la vraie rente foncière qui tient au monopole, et qui est indépendante de tout travail fait par le propriétaire ou ses prédécesseurs, d’avec la rente du premier capital fixe employé sur la terre, pour l’enclore, la défricher, et multiplier ses pouvoirs productifs. Le fermier paye à son maître ces deux revenus sans les distinguer, et le Législateur assied l’imposition foncière sur l’un et sur l’autre. Cependant aucune contribution n’est plus mauvaise que celle qui est payée par la rente du capital fixe; le propriétaire ne pouvant point le retirer de son emploi sans en perdre la valeur, est obligé de continuer à produire, quoiqu’il ne trouve point le même bénéfice dans la production; mais d’autre part, il ne peut avoir aucun intérêt à entretenir un capital dont le Gouvernement usurpe les fruits, le laisse donc se détériorer, et finalement se détruire plutôt que de faire de nouvelles avances; en sorte qu’un impôt qui porte sur le capital fixe, tend en dernière analyse à détruire les pouvoirs productifs du travail, ou à faire à la nation le plus grand de tous les maux. Aussi doit-on considérer la contribution foncière comme excessive toutes les fois qu’elle peut suffire pour décourager le propriétaire de fixer de nouveaux capitaux sur son terrain, c’est d’après ce principe qu’elle doit toujours être jugées.

[Translation]

   When the land tax is levied beyond its just limit, it torments agriculture and disheartens all landlords. We have seen that it is extremely difficult to separate the true land rent, which deprives from monopoly and is independent from any labour expended by the landlord or his predecessors, from the rent of the first fixed capital employed upon soils in order to enclose them, to reclaim them, and multiply their productive powers. The farmer makes these two sorts of payment to his master without distinguishing them, and the legislator calculates the land tax on them by the lump. However, no other tax is more harmful than that paid by the rent of fixed capital. Since the landlord cannot gain the rent from employment of the capital without losing any value of it, he is obliged to continue his production though he finds no benefit in production. But, on the other hand, he cannot take any interest in undertaking a capital whose fruits the government usurps, and so he leaves it deteriorating and finally being valueless, rather than makes new advances. Consequently, a tax which falls upon the fixed capital tends, after all, to destroy the productive powers of labour or to do the most harm to the nation. Therefore, the land tax must be considered as excessive, whenever it can be enough to discourage the landlord from vesting new capitals upon his estate. This is the standard by which it must always be appraised.

Wednesday, 4 November 2009

Book 2, chapter 4, paragraph 29

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 29-30]

   Les contributions foncières qui sont fixées en Toscane au sol pour livre de la valeur présumée des domaines, d’après une estimation invariable, se payent en trois portions, au mois d’Août, au mois de Novembre, et au mois de Février; celui qui paye la contribution de l’année dès le mois de Mars, époque où elle est arrêtée, obtient un escompte de cinq pour cent. Celui au contraire qui ne paye point à l’échéance, ne peut être inquiété qu’après l’année révolue; mais dès que le jour fatal de chaque terme, savoir le dernier du mois, est passé pour lui, sa dette est accrue de dix pour cent sur le terme qu’il a négligé de payer. A la fin de l’année seulement les poursuites judiciaires commencent, et le propriétaire est forcé an payement, ainsi que dans toute autre cause civile, par la levée de biens; comme il sait cependant de quoi il est menacé, il n’attend point qu’on en vienne à cette extrémité. Les percepteurs n’envoient jamais ni huissier ni contraintes; ils affichent tout simplement un avis général, et les trois derniers jours des époques de payement, la foule assiège leurs portes, chacun redoutant de ne pas être à temps, et d’encourir l’amende du dix pour cent, portée contre les débiteurs en retard. Chaque contribuable sait toujours, non-seulement quand et combien il devra payer mais il sait aussi au juste, quelle sera la peine de sa négligence, qui est égale pour tous, et inévitable. Le Gouvernement n’entre point dans tous ces détails, et perçoit la somme toute entière; ou, s’il reçoit des anticipations du percepteur, c’est à lui qu’il alloue l’escompte; et celui-ci fait au Gouvernement les avances de son propre fonds, tout comme il profite seul de l’intérêt double que payent les débiteurs arriérés. Jamais la perception de cet impôt, ni même de cette amendé, ne donne lieu à la plus légère contestation; jamais aussi perception n’occasionna moins de frais.

[Translation]

   Land taxes in Tuscany, which are fixed at a sou per livre of the presumed value of estates, according to an invariable estimation, are paid in three divisions, in the months of August, November, and February. He who pays the tax of the year as soon as the month of March, the last mounth of the year, has come enjoys a discount of five percent. He who, on the contrary, does not pay at the due date cannot be urged until the year has passed. But no sooner has the fatal day of each term, namely the last day of the month, passed, than his debt grows by ten percent on the ground that he neglected the payment. Only at the end of the year do lawsuits begin, and is the landlord forced to pay, as in any other civil case, by confiscation of property. However, as he knows to what he is exposed, he does not expect that that extreme means will be resorted to, after all. Tax collectors do not send forth a bailiff or a writ of execution; they simply post a general notice, and in the last three days of the period of payment, a herd of taxpayers lay siege to their gates, each fearing being out of time and receiving a fine of ten percent, levied upon the debtors in arrears. Each taxpayer does not only always know when and how to pay but also clearly knows what is the price for his neglect, which is equal for every one and inevitable. The government does not enter into all these details, and receive the total sum as a whole. Otherwise, if it receives prepayments from the tax collector, the government gives him a discount, and the tax collector makes an advance from his own stock to the government, as he alone profits from the double interest paid by the debtors in arrears. Collection of this tax, or even of this fine, never gives rise to the lightest contestation; therefore, no collection was less costly.

Tuesday, 3 November 2009

Book 2, chapter 4, paragraph 28

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 28-29]

   La manière plus ou moins rigoureuse dont on poursuit le recouvrement des contributions directes, les rend aussi plus ou moins onéreuses au peuple; celle usitée en France est toute militaire, et c’est un grand défaut; le Gouvernement Toscan en emploie une qui est un modèle de douceur, et qui mérite par conséquent d’être indiquée.

[Translation]

   The more or less rigorous way to pursue collection of direct taxes makes them accordingly more or less costly for people. That way used in France is entirely military, and this is a great shortcoming. The government of Tuscany employs one way which is a model of gentleness and which is worth description here.