Tuesday, 30 November 2010

Book 3, chapter 7, footnote 05

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 356]

(5) Voyez les lettres patentes du 11 Juillet 1664.

[Translation]

(5) See the charters on 11 July, 1664.

Monday, 29 November 2010

Book 3, chapter 7, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 354]

(4) Necker. Administration des Finances. Vol. I. Chap. 13. La population de l’Isle Tabago n’y est pas portée.

[Translation]

(4) Necker, Administration des Finances, volume 1, chapter 13. The population of the island of Tobago is not presented there.

Sunday, 28 November 2010

Book 3, chapter 7, footnote 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 341-342]

(3) Les Carthaginois dont l’esprit était tout-à-fait mercantile, paraissent avoir eu l’intention de s’attribuer le monopole du marché de leurs colonies, et des pays barbares soumis à leur puissance. Polybe nous a conservé tous leurs traités avec les Romains, depuis l’origine de ces deux Républiques, et l’on y voit que la cité marchande prenait un soin tout particulier d’exclure les négociants Romains de la Sardaigne et de la Lybie, tandis qu’elle les admettait dans son propre port, à Carthage, comme aussi dans ses possessions de Sicile. Par le premier traité conclu l’an de Rome 245, avant J. C. 509, sous le Consulat du premier Brutus; les Carthaginois n’interdisaient aux Romains que l’approche de la petite Syrte, et des environs de Bysacium; (lieux situés au delà du beau Promontoire) ce traité porte: [Greek] Polybius, Libro tertio, Capite vigesimo-secundo. Mais par un autre traité postérieur quoique conclu long-temps avant a première guerre entre ces deux Peuples, le monopole des Carthaginois est étendu plus loin. Il porte: [Greek] Polyb. ib. Cap. XXIV. Ces premiers symptômes de l’influence de l’esprit mercantile sur la diplomatie, m’ont paru mériter d’être mis sous les yeux du lecteur.

[Translation]

(3) The Carthaginians, whose mind was entirely mercantile, seem to have had the intention to capture the monopoly of the market of their colonies and barbarous countries subjected to their power. Polybius filed all their treaties with the Romans, concluded since the origin of these two Republics, and we can find there that the commercial city-state took particular care to exclude the Roman merchants from Sardinia and Libya, while she admitted them into her own ports at Cartago, as well as in her possessions in Sicily. By the first treaty concluded in the Roman year 245 (b. c. 509), under the consulate of the First Brutus, the Carthaginians kept the Romans from the Syrtis Minor and the neighbourhood of Byzantium (areas situated beyond the Beautiful Promontory). This treaty reads: [Greek passages]. Polybius, book 3, chapter 22. However, by another treaty concluded later but long before the first war between these two peoples, the monopoly of the Carthaginians was extended further. It reads: [Greek passages]. Polybius, ibid., chapter 24. These earliest symptoms of the influence of the mercantile mind upon diplomacy appeared to me worth catching the eyes of the reader.

Saturday, 27 November 2010

Book 3, chapter 7, footnote 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 339]

(2) Ceci ne peut s’appliquer aux Colonies des Antilles, où le travail étant fait par des esclaves, il ne reste point d’énergie dans les hommes libres: aussi leur prospérité n’a-t-elle jamais été complète; on n’y a vu ni accroissement de population, ni déploiement d’industrie; leur richesse ne tient qu’à l’emploi d’un capital Européen sur les campagnes désertes du pays du monde le plus fertile: c’est toujours cependant comme l’on voit, l’union des avantages d’une vieille et d’une nouvelle nation.

[Translation]

(2) This cannot apply to the colonies of the Antilles, where slaves perform labour, and free men have no energy. Therefore, their prosperity has not been realised. No growth of population or display of industry has been seen. Their wealth relies exclusively upon employment of a European capital on the wilderness in the most fertile county in the world. However, this is always the union of the advantages of an old nation and a young nation, as is seen.

Friday, 26 November 2010

Book 3, chapter 7, footnote 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 334]

(1) Le commerce avec les Isles du Golfe du Mexique a toujours présente, soit à la France soit à l’Angleterre, une balance très défavorable; celui avec les colonies Continentales, a toujours présenté au contraire une balance très favorable, conformément aux notions des mercantiles; c’est-à-dire, une grande supériorité de valeur dans les envois sur les retours. Voyez la note 1. Liv. 1. Ch. VII.

[Translation]

(1) France and England respectively have always recorded an unfavourable balance of trade with the islands of the Gulf of Mexico. They have, on the contrary, recorded a favourable balance of trade with the continental colonies, a fact which is in consistence with mercantile notions. That means a large surplus in value of outward cargos over return cargos. See note 1, book 1, chapter 7.

Thursday, 25 November 2010

Book 3, chapter 7, paragraph 44

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 376-377]

   La nation qui pourrait le plus gagner à affranchir le commerce de ses colonies, c’est l’Espagnole. Si elle substituait des droits d’entrée modérés, à la prohibition qu’elle s’efforce de maintenir, elle retirerait de ses États du Nouveau Monde un revenu si considérable, qu’il suffirait seul pour rendre toute sa vigueur à ce Gouvernement dès long-temps épuisé. Mais l’Espagne a prodigieusement de chemin à faire, avant d’avoir réglé son économie politique sur les principes de la raison.

[Translation]

   No other nation could gain more by opening her trade with her colonies to other nations than the Spaniards. If they placed moderate import taxes instead of the prohibition they are trying to maintain, they would expect enormous revenue from their states in the New World. This revenue alone would be sufficient to restore that government so long exhausted to its former vigour. However, Spain has a surprisingly long way to go before she comes to govern her political economy according to the principles of reason.

Wednesday, 24 November 2010

Book 3, chapter 7, paragraph 43

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 375-376]

   Comme les mêmes causes d’inexactitude et d’erreur, doivent avoir influé sur l’un et l’autre calcul; comme tout au moins celui du produit des douanes, doit être fondé sur des faits positifs; cette comparaison, sans nous donner la mesure du commerce de l’Espagne, nous donne une approximation de l’influence qu’a eu sur sa prospérité la liberté qu’on lui a accordée, quelque circonscrite qu’elle soit. L’accroissement que lui donnerait une entière liberté de commerce, serait encore bien plus considérable, non-seulement en raison du peu d’activité de la marine Espagnole, et du peu de capitaux dont dispose cette nation, mais plus encore, en raison du caractère de lenteur et de nonchalance, que le Gouvernement et la religion lui ont imprimé, dans les colonies comme dans la métropole, et qui ne peut être détruit que par son mélange avec d’autres nations, ou par l’activité des commerçants aventuriers, qui parcourraient ces vastes contrées, pour découvrir les trésors qu’elles recèlent, et appeler leurs habitons, par l’offre de jouissances et de richesses, à les exploiter pour le exploiter pour le service de l’Univers. Le génie des Anglais et des Hollandais, porté au Pérou et au Mexique, ferait plus pour ces deux contrées, que les capitaux mercantiles de ces deux Peuples opulents.

[Translation]

   Since the same causes of incorrectness and error must have influence both of the calculations, since at least the calculation of the produce of customs duties must be grounded upon positive facts, this comparison does not give us the measure of the Spanish trade but an approximation of the effect that the freedom accorded to her trade has exerted upon her prosperity, however limited the freedom mamy be. The boost of her trade due to completely free trade would be all the more, not only for lack of activity in the Spanish navy, and of capital at her disposal, but also for the character of slowness and nonchalance which her government and her religion have implanted in the colonies as well as the home country, and which can be extinguished only by her contacts with other nations, or by the activity of adventurous merchants, who would struggle through these vast countries to discover treasures hold there, and to call on their habitants, by offering enjoyments and riches, to exploit them at the service of the Universe. The genius of the English and Dutch nations, brought to Peru and Mexico, would do more for these two countries than mercantile capitals of these two opulent peoples.