Friday, 15 October 2010

Book 3, chapter 7, paragraph 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 330-331]

   Aussi long-temps qu’on ne mettra aucune différence entre protéger le commerce, et enrichir quelques commerçons, on ne trouvera point d’autres moyens pour y parvenir, que celui de créer de nouveaux monopoles en faveur de ceux que l’on voudra faire prospérer. L’autorité souveraine peut avec facilité créer des monopoles dans l’intérieur de l’État, des lois sévères, mises rigoureusement en exécution, pourront toujours favoriser ceux que le Gouvernement aura pris à tâche d’enrichir, aux dépens de leurs concitoyens; mais cette autorité souveraine ne s’étend point au dehors, et le commerce d’exportation, comme celui de transport, semblent se dérober aux grâces que le Législateur voudrait leur accorder.

[Translation]

   Unless we distinguish between protecting trade and enriching merchants, we can see no other way of accomplishing this than by creating new monopolies in favour of those whom we hope to see prosper. The sovereign authority can easily create monopolies within the interior of the state; severe laws, rigorously executed, can always promote those whom the government endeavours to lead to wealth, at the cost of their fellow-countrymen. However, this sovereign authority does not extend beyond borders, and it seems that both export trade and shipping trade cannot enjoy the favours that the legislator would like to show to them.

Thursday, 14 October 2010

Book 3, chapter 7, paragraph 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 330]

   Mais le système mercantile, d’après lequel ont été tracées toutes les lois relatives au commerce, admettant pour principe, que l’État ne peut être enrichi que par les balances favorables avec d’autres États, ne considère le commerce intérieur que comme un moyen d’arriver au commerce d’exportation, ou à celui de transport, sur lesquels seuls il repose l’espoir d’accroître la prospérité publique. Il a donc fallu chercher les moyens de favoriser aussi ce dernier commerce, l’enfant gâté de la politique moderne.

[Translation]

   But the mercantile system, according to which all laws concerning trade have been designed, admits in principle that only a favourable balance of trade with the other states can lead the state to wealth, and considers home trade as anything but an intermediary to reach export trade or shipping trade, only through which the state can hope to see the public prosperity growing. Therefore, the state has been driven to search for ways to promote the last two species of trade, like a child spoiled with the modern policy.

Wednesday, 13 October 2010

Book 3, chapter 7, paragraph 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 329-330]

Nous avons dans les premiers Chapitres de ce livre, passé en revue les différents expédients qui ont été mis en usage par les Souverains, à la suggestion des marchands, pour attirer ou vivifier le commerce dans l’intérieur de leurs Etats. Nous avons vu, que tous n’étaient en dernière analyse, autre chose qu’un monopole plus ou moins rigoureux, que le Souverain accordait aux marchands contre les consommateurs nationaux; que tous par conséquent, loin d’enrichir la nation, devaient ou augmenter ses dépenses, ou diminuer ses revenus; que la plupart avaient de plus l’inconvénient de gêner l’industrie, et ne nuisaient donc pas seulement aux consommateurs, mais au commerce lui-même, qui se trouvait sacrifié à l’intérêt de quelques-uns de ses membres.

[Translation]

In the previous chapters of this book, we have examined the different expedients of which sovereigns have made use, on the demand from merchants, in order to stimulate and animate trade within the interior of their states. We have seen that none of these is anything but a more or less rigorous monopoly accorded by a sovereign to merchants against home consumers; that, as a consequence, all these, far from leading the nation to wealth, should increase her expenses or diminish her revenue; furthermore, that almost all these place inconvenience in the way of industry, and are, therefore, detrimental not only to consumers but also to trade itself, which turns out sacrificed in the interest of several members in the commercial world.

Tuesday, 12 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 07

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 323]

(7) Le principal champion des privilèges des Compagnies pour le commerce des Indes, Mt. Blanc de Volx, étant lui-même partisan du système mercantile, raisonne d’une manière très conséquente à ses principes, lorsqu’il déclare ce commerce nuisible pour la France, et qu’il propose l’établissement d’une Compagnie, non pour le favoriser, mais pour le restreindre; seulement il serait plus conséquent encore de l’interdire compléteraient. Au reste, il serait difficile de comprendre comment on appellerait, selon son désir, les fonds des capitalistes et non ceux du commerce à de pareilles entreprises, puisque les capitaux enlevés à la France seraient toujours arrachés directement ou indirectement à son commerce. Je n’entreprendrai point de répondre à ses autres arguments en faveur d’une Compagnie, ils sont tous liés au système mercantile, et tombent tous avec lui. Comme nous partons de principes contradictoires, il serait impossible de parvenir par une discussion aux mêmes résultats. Voyez le Chap. XII. de l’Etat commercial de la France, T. II. p. 208.

[Translation]

(7) The principal champion of privileged companies for trade with the Indies, Mr Blanc de Volx, a partisan of the mercantile system himself, argues consistently with his principles, when he declares this trade noxious to France, and proposes establishing a company, in order not to promote but to check it. It would be, though, still more consistent to ban it completely. In addition, it would be difficult to understand how to raise, following his desire, funds from capitalists, not from trade, to such an undertaking, because the capitals taken away from France would always be drawn directly or indirectly out of her trade. I would not venture to respond to his other arguments in favour of a company, for the arguments are all connected to the mercantile system, and fall with it. As we start from contradictory principles, it would be impossible for us to reach the same conclusion by any discussion. See chapter 12, de l’État commercial de la France, volume 2, p. 208.

Monday, 11 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 06

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 315]

(6) La liberté fut rendue au commerce de l’Inde par un décret de l’assemblée constituante du mois de Mai 1790.

[Translation]

(6) Freedom was returned to trade with India by a decree of the constituent assembly in May 1790.

Sunday, 10 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 05

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 315]

(5) Les talents militaires de Dupleix et de la Bourdonnaie avaient procuré à cette Compagnie le même genre de succès qu’a obtenu depuis la Compagnie Anglaise; les Français leur durent l’acquisition d’une étendue de six cents milles de pays, et les revenus de leur territoire arrivèrent à douze millions; cependant en 1763 la détresse de la Compagnie était déjà extrême, et les six années de paix qui s’écoulèrent jusqu’à sa suppression, loin de lui donner les moyens de se rétablir, ne firent qu’assurer sa ruine.

[Translation]

(5) The military talents of Dupleix and la Bourdonnais had procured this Company the same kind of success as the British East India Company enjoyed. The French nation owed these two men the acquisition of a 600,000-acre country, and the revenue of their territory amounted to 12 million. However, in 1763, the distress of the Company was already extreme, and the six years of peace up to its dissolution, far from giving it the way to turn it round, did nothing but ensure its bankruptcy.

Saturday, 9 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 314]

(4) Voyez l’Edit du Roi, de Juin 1725, portant confirmation des priviléges et concessions de la Compagnie des Indes.

[Translation]

(4) See the Royal edict, in June 1725, which confirmed the privileges and concessions of the India Company.