Sunday, 10 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 05

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 315]

(5) Les talents militaires de Dupleix et de la Bourdonnaie avaient procuré à cette Compagnie le même genre de succès qu’a obtenu depuis la Compagnie Anglaise; les Français leur durent l’acquisition d’une étendue de six cents milles de pays, et les revenus de leur territoire arrivèrent à douze millions; cependant en 1763 la détresse de la Compagnie était déjà extrême, et les six années de paix qui s’écoulèrent jusqu’à sa suppression, loin de lui donner les moyens de se rétablir, ne firent qu’assurer sa ruine.

[Translation]

(5) The military talents of Dupleix and la Bourdonnais had procured this Company the same kind of success as the British East India Company enjoyed. The French nation owed these two men the acquisition of a 600,000-acre country, and the revenue of their territory amounted to 12 million. However, in 1763, the distress of the Company was already extreme, and the six years of peace up to its dissolution, far from giving it the way to turn it round, did nothing but ensure its bankruptcy.

Saturday, 9 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 314]

(4) Voyez l’Edit du Roi, de Juin 1725, portant confirmation des priviléges et concessions de la Compagnie des Indes.

[Translation]

(4) See the Royal edict, in June 1725, which confirmed the privileges and concessions of the India Company.

Friday, 8 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 312]

(3) Voyez le traité du 4 Janvier 1698, fait avec le sieur Jourdan et ses associés pour le commerce de la Chine, homologué par arrêt du Conseil du 22 janvier; et le traité de Décembre 1708 avec Crozat et compagnie, homologué par arrêt du 15 du même mois.

[Translation]

(3) See the treaty of 4 January, 1698, concluded with Mr Jourdan and his company for China trade, authorised by the ruling of the Council on 23 January; and see the treaty of December 1708 with Crozat and his company, authorised by the ruling on 15 of the same month.

Thursday, 7 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 310]

(2) On peut consulter sur les Compagnies de commerce la dissertation de Jaques Savary des Bruslons imprimée à la suite de son Dictionnaire de commerce, Tom. IV. édit. in. fol. de 1750, p. 1075.

[Translation]

(2) On trading companies, we can consult the dissertation by Jaques Savary of des Bruslons, printed following his Dictionnaire universel de commerce, volume 4, the folio edition of 1750, p. 1075.

Wednesday, 6 October 2010

Book 3, chapter 6, footnote 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 307-308]

(1) Il y avait eu avant cette Compagnie-là, deux autres privilèges exclusifs accordés pour le commerce de l’Inde, l’un en 1604 qui expira en 1627, l’autre en 1642, renouvelé en 1652. Mais ces deux Compagnies pour le commerce de l’Inde n’entreprirent jamais une seule expédition, elles n’eurent d’autre effet que d’empêcher pendant tour cet espace de temps les commerçons de se livrer à cette branche de trafic, (Mem. hist. et pol. sur le commerce de l’Inde, par Garonne aîné, p. 37.)

[Translation]

(1) Before the establishment of this company, there had been two other exclusive privileges accorded for trade with India, one of which was accorded in 1604 and expired in 1627, and the other of which was accorded in 1642 and was renewed in 1652. Nonetheless, those two companies for trade with India never tried an expedition, and had no other effect but to keep merchants from entering into this branch of trade in that period (Mémoire historique et politique sur le commerce de l’Inde, by Garonne the older, p. 37).

Tuesday, 5 October 2010

Book 3, chapter 6, paragraph 23

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 328]

   Il n’y a jamais eu que, je sache, de Compagnie réglée en France, à moins que celle des marchands fréquentants la rivière de Loire, consolidée par une déclaration du Roi donnée à Marly le 24 Avril 1703, ne soit considérée comme étant de ce nombre. Au reste ce que j’ai dit dans le Chapitre précédent, sur le tort que les maîtrises et jurandes faisaient aux consommateurs nationaux, et aux gens qui vivent de leur industrie, peut parfaitement s’appliquer à ces Compagnies, dont le privilège est précisément du même genre.

[Translation]

   To my knowledge, there has been no regulated company in France, unless the company of merchants frequenting the River Loire, consolidated by a Royal declamation given at Marly on 24 April 1703, is counted among regulated companies. Incidentally, what I have said in the previous chapter, regarding the wrong that masterships and jurandes did to home consumers and to the persons living on their industry, can be perfectly applied to these companies, the privilege of which is precisely of the same kind.

Monday, 4 October 2010

Book 3, chapter 6, paragraph 22

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 326-328]

   Il est peut-être convenable de remarquer en terminant ce Chapitre, que toutes les associations de marchands connues sous le nom de Compagnies de commerce, ne sont pas composées d’actionnaires qui mettent leurs fonds en commun, pour être gérés par une Direction. Il en existe soit en Angleterre, soit en Hollande, d’autres qu’on distingue dans le premier pays par le nom de Compagnies réglées: elles sont composées de marchands indépendants, qui trafiquent chacun pour soi; ceux qui ne sont pas membres de leur Compagnie, n’ont pas droit de prendre part au commerce pour lequel elles sont établies. Ces Compagnies, qui à bien des égards ne sont autre chose que des jurandes, ou espèces de corps de métiers, exigent de ceux qui veulent s’affilier à leur commerce, une contribution, et la promesse de se soumettre à leurs règlements. Celles qui subsistent aujourd’hui en Angleterre, sont la Compagnie de Turquie, celle d’Afrique, celle de Hambourg, celle de Russie, et celle de l’Est. La Compagnie hollandaise du Levant est précisément du genre des Compagnies réglées: celle du Nord, destinée à la pêche de la baleine paraît lui appartenir aussi. Le privilège qu’ont les patrons de navire appartenants à cette Compagnie, sur tous ceux qui exercent le même métier, se borne à pouvoir dépecer et fondre leurs baleines sur les côtes du Groenland et de la nouvelle Zemble, tandis que les particuliers qui ne lui appartiennent pas, doivent différer cette préparation jusqu’à leur retour en Hollande.

[Translation]

   It may be reasonable to conclude this chapter by noting that all associations of merchants known by the name of trading companies are not composed of shareholders who place their capital in common, to be directed by the management. In both England and Holland, there are companies of another kind, which are distinguished by the name of regulated companies in the first country. They are composed of independent merchants, each of whom trades on his own account. Those who are not members of a regulated company have no right to take part in the trade for which the company was established. This kind of companies, which are nothing but jurandes, or a kind of trade associations, in many regards, require those who want to enter into their trade to pay a contribution and to promise to obey their regulations. Those which remain today in England are the Turkey Company, the Africa Company, the Hamburg Company, the Russia Company, and the Eastland Company. The Dutch Levant Company is precisely one of regulated companies of this kind. The Dutch North Company, destined for whaling, seems to belong to this kind, too. The privileges enjoyed by the shipowners belonging to this company, over those engaged in the same trade, are limited to the right to cut up and melt down their whales on the shores of Greenland and Nova Zembla, while the individuals who do not belong to the company must put off this preparation until their return to Holland.