Friday, 1 January 2010

Book 2, chapter 7, paragraph 05

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 88]

   Trois impôts paraissent avoir été destinés par leurs inventeurs à faire partager au Gouvernement les profits du commerce; savoir, les patentes, et pour la partie qu’en payent les négociants, le timbre et les fenêtres.

[Translation]

   Three taxes seem to have been meant by their inventors to make the government share profits of commerce: that is to say, the trade tax and, for the part paid by wholesale merchants, the stamp duty and the window tax.

Thursday, 31 December 2009

Book 2, chapter 7, paragraph 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 87-88]

   Le système de finance de la France n’a été bon dans aucun temps; il était oppressif et vexatoire sous les Rois; aujourd’hui ses principaux défauts sont de mettre le contribuable dans une latte continuelle avec le Gouvernement, et de coûter beaucoup plus au premier qu’il ne rend au dernier. Nous avons vu combien à cet égard la douane était vicieuse; on pourrait en la corrigeant soulager le peuple, affranchir le commerce, et tirer cependant de ce seul impôt un revenu si considérable, qu’il donnerait toutes sortes de moyens au Législateur pour réformer ceux d’entre les autres contre lesquels on élève de justes réclamations; il ne sera peut-être pas inutile de passer en revue tous ceux de la République, pour voir dans quel cas et de quelle manière ils affectent les prix, et pèsent par conséquent sur tous les citoyens, dans quel autre ils sont supportés par une seule classe de propriétaires de revenus.

[Translation]

   The system of finance of France has been no good at any time. It was oppressive and severe under the monarchy, and today its principal defects are to put the taxpayer in continual conflict with the government and to cost the former much more than it gives to the latter. We have seen how vicious customs duty is in this respect. Reform of customs duty could disburden the nation, promote commerce, and at the same time raise so considerable revenue from this tax alone, that it would give the legislator all sorts of means to reform those other sorts of taxes against which just complaints are laid. Probably it will not be useless to pass in review these sorts of taxes of the Republic, in order to see in what case and in what way they affect prices and consequently weigh upon all citizens, and in what other case they are borne by a single class of revenue earners.

Wednesday, 30 December 2009

Book 2, chapter 7, paragraph 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 87]

   Quand un État se trouve dans une situation qui nécessite de très grandes dépenses, il est presque toujours entraîné dans un système d’impositions très vicieux. Aussi long-temps que ses taxes remplissent leur but principal, celui de lui fournir un revenu à peu près proportionné à la perte qu’elles occasionnèrent aux citoyens, il est peut-être inutile de se plaindre; à moins qu’on ne puisse présenter en même temps des moyens sûrs et faciles, d’obtenir en foulant moins le peuple, un revenu égal ou supérieur.

[Translation]

   In most cases where a state comes in a situation which requires extremely large expenditure, she is led to a system of extremely vicious impositions. As long as her taxes meet her principal purpose of providing her with some revenue almost proportional to the loss given by the taxes to citizens, there is no use in complaining, unless one can at the same time present sure and easy means to obtain as much or more revenue with the nation less oppressed.

Tuesday, 29 December 2009

Book 2, chapter 7, paragraph 02

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 86]

   On s’est aperçu à la fin cependant que toutes les classes de la société payent les impôts sur la consommation en proportion de leurs dépenses, mais l’on n’en a pas moins persisté à chercher dans d’autres impôts de nouvelles sources de revenu, soit parce que le système mercantile gagnant tous les jours faveur, tarissait successivement toutes celles qui naissaient de la consommation, en sacrifiant l’intérêt des finances à celui du monopole, soit parce que les besoins de l’État allant sans cesse en croissant, forçaient d’avoir recours à des ressources de tout genre. C’est lorsque l’esprit des financiers s’aiguisait pour trouver de nouveaux prétextes de pressurer le Peuple, que la révolution est survenue; elle a tout changé en finance, et n’a pas corrigé grand’chose.

[Translation]

   However, people were after all aware that all the classes of the society pay the taxes upon consumption in proportion to their expenditure, but people nonetheless persist in looking for new sources of revenue among other taxes, either because the mercantile system, usually gaining favour, successively exhausted all those which came from consumption, by sacrificing the fiscal interest for the interest of monopoly, or because the needs of the state, incessantly increasing, forced her to have resort to all sorts of resources. It is when the mind of financiers was directed to finding new pretexts of oppressing the nation that the revolution broke out. It has changed all in finance, but have not corrected so much.

Monday, 28 December 2009

Book 2, chapter 7, paragraph 01

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 85-86]

   L’on a cru pendant long-temps que les impôts sur la consommation étaient payés par les marchands et prélevés sur les profits du commerce; cette opinion est tout aussi fausse que celle qui les fait envisager aujourd’hui comme servant à protéger et à animer ce même commerce; du moins n’est elle pas si extraordinaire. C’est d’après cette persuasion, que dans presque tous les pays de l’Europe, ceux qui ont créé de nouvelles taxes, ne trouvant pas juste que les marchands fussent seuls à les payer, se sont efforcés d’atteindre les autres classes de la société. Il leur a été très facile d’appesantir la main sur les propriétaires de terres, mais ils auraient voulu atteindre également le capitaliste d’une part, et l’artisan de l’autre, or ces deux classes de personnes qui payaient souvent une grande partie de l’impôt qu’on croyait lever sur les marchands, échappaient au contraire à celui qu’on pensait lever sur elles, et en faisaient supporter à d’autres le fardeau.

[Translation]

   It has been believed for a long time that taxes upon consumption were paid by merchants and deducted from profits of commerce. This view is exactly as false as that which makes them regarded today as serving to protect and promote this same commerce, though not so extraordinary. It is according to this persuasion that, in almost all countries of Europe, those who created new taxes, not finding it just that merchants alone were to pay them, attempted to reach the other classes of the society. It was very easy for them to weigh upon landlords, but they would also have wanted to reach capitalists on one hand and artists on the other hand, and yet these two classes of people who often paid a large part of the tax which was believed to fall upon the merchants, on the contrary, evaded that tax which was thought to fall upon them, and made other classes carry the burden.

Sunday, 27 December 2009

Book 2, chapter 6, footnote 04

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 84]

(4) Les divers impôts sur la consommation produisirent ensemble en Angleterre pour l’année 1792 L. 15,514,540. 19s. 6d. sterling, et pour l’année 1793, L. 14,138,492 sterling. Whitehal Evening post. No. 7050.

[Translation]

(4) In England, various taxes upon consumption as a whole raised 15,514,540l. 19s. 6d. sterling for year 1792, and 14,138,492l. sterling for year 1793. Whitehall Evening Post, No. 7050.

Saturday, 26 December 2009

Book 2, chapter 6, footnote 03

[De la richesse commerciale, Sismondi, 1803, Original, 83]

(3) Adm. des Fin, T. II. Ch. II. Les provinces exemptées de l’impôt du tabac étaient la Flandre, l’Artois, le Hainaut, le Cambrésis, la Franche-Comté, l’Alsace, le pays de Gex, la ville et le territoire de Bayonne, et quelques lieux particuliers dans la généralité de Metz. Si l’on y ajoute les conquêtes de la France, on verra que le nombre des contribuables est augmenté au moins d’un quart. Le tabac est un excellent objet d’imposition, qui a tous les avantages du sel, et aucun de ses inconvénients. Il faudrait cependant prendre des arrangements pour ne pas gêner la culture du tabac dans les Départements où elle est en vigueur.

[Translation]

(3) De l’administration des finances de la France, vol. 2, chap. 2. The provinces exempt from the tax of tobacco were Flanders, Artois, Hainault, Cambrésis, Franche-Comté, Alsace, the countries of Gex, the city and the territory of Bayonne, and some particular places in the Metz. If you add the conquests of France to them, you will see that the number of taxpayers is larger at least by a fourth. Tobacco is an excellent object of imposition, which has all of the advantages of salt and none of its inconveniences. However, it would be necessary to take some arrangements in order not to obstruct the cultivation of tobacco in the departments where tobacco is being cultivated.